Cette toile gigantesque a été faite à la suite du massacre du village basque de Guernica par l'aviation d'Hitler, qui voulait tester ses nouvelles armes. Révolté, Picasso decide de réagir.
On retrouve dans cette peinture, nottament pour le cheval et la partie tout à droite du tableau, des aspects rappelant les quelques tableaux de picasso utilisant la tecnique du collage, formant des compositions avec des papiers journaux, cartons, ficelles, etc...
Picasso ayant été très avare en explications, il existe plusieurs interprétations des nombreux symboles que comporte cette oeuvre. Entre autres concernant la présence d'un taureau et d'un cheval. Le taureau pourait représenter l'Espagne et sa fierté, sa solidité face à l'enemi et le cheval déchiré est le peuple qui souffre. D'autres disent que le taureau serait la représentation de la force brutale, l'image-même de la guerre, le cheval est le peuple qui se débat, qui résiste et peine.
A gauche on peut voir une femme portant son enfant mort. C'est une pieta, une représentation de Marie tenant Jésus dans ses bras à sa descente de la croix.
En bas à gauche et s'étendant vers le centre, un soldat est écartelé. il tient dans sa main une épée brisée et une petite fleur. C'est un symbole d'espoir; l'épée brisée est l'arrêt des persécutions et des combats, la fleur, c'est la paix qui renait.
On voit une femme venant de la droite en train de fuir. Elle fuit en direction de la lumière, venue de la lampe électique au plafond. Cette lampe représente à la fois (selon diverses interprétations) l'électricité, le progrès, et en même temps la lumière d'espoir, au milieu de ce tableau sombre en noir et blanc.
Un jour un homme de la Guestapo a demandé à Picasso à propos de cette peinture : " C'est vous qui avez fait ça?", ce à quoi il a répondu " Non, c'est vous..."
